Pas en travaillant plus. Pas en dormant moins. En changeant de mĂ©thode. En comprenant que la question n'Ă©tait pas comment rendre l'IA productive, mais comment me rendre moi-mĂȘme productif avec elle.
J'ai construit une mĂ©thodologie de travail qui me convient, qui me permet d'avancer en continu, et surtout, qui ne me demande plus d'ĂȘtre tout le temps derriĂšre mon Ă©cran. C'est la machine qui prend le relais. Je dĂ©taille cette mĂ©thode Ă la fin de cette newsletter, pour les abonnĂ©s payants.
Mais avant d'en arriver là , il faut poser le vrai problÚme. Parce que Claude 4.6 est une révolution, oui. Des performances jamais vues. Un monde de productivité inégalé qui s'offre à nous. Mais avec un dilemme que personne n'ose poser.
Ce dilemme se résume à une simple question. La question la plus importante pour chacun d'entre nous dans l'année qui vient.
Quel type de super humain voulez-vous devenir avec ces outils ?
Soit on s'hyper-généralise et on fait encore plus de choses qui se ressemblent. Une sorte de leveling de son savoir-faire. Une augmentation de la qualité moyenne de son travail.
Soit on utilise l'IA comme un outil de super-productivité différenciante : faire plus de ce que nous voulons faire, plus de choses différentes, plus de choses créatives. Donc moins de choses.
Sinon vous tombez dans le piĂšge : soit vous surcompensez et crĂ©ez de la valeur diffĂ©renciante, soit vous vous autocaricaturez en devenant la mĂȘme personne qui fait trĂšs vite toujours la mĂȘme chose. Je ne citerai personne, mais j'ai dĂ©jĂ commencĂ© Ă voir des gens parler et Ă©crire exactement de la mĂȘme maniĂšre, quel que soit le sujet, quel que soit le contexte. Ils sont comme l'Agent Smith dans Matrix. Ils se clonent mais restent un peu comme avant, en plus rapide.

J'avoue que cette idée de me générifier me fait un peu peur. Donc j'essaye de trouver un autre chemin.
C'est aussi un bon moment pour annoncer l'évolution de la version payante de Cybernetica.
Avec cette newsletter, je me vois un peu comme un chef qui vous propose des entrées (des opinions sur un sujet), des plats de résistance (une réflexion plus approfondie) ou des desserts, comme les ciné-clubs, qui sont trÚs appréciés.
Depuis son lancement, jâai fait le choix de maintenir un prix trĂšs bas. Certaines notes valent Ă elles seules plusieurs fois le prix de lâabonnement. Un consultant me disait rĂ©cemment quâune seule de nos newsletters lui avait permis de dĂ©crocher un contrat Ă lâannĂ©e.
Le choix dâun tarif abordable rĂ©pond aussi Ă la volontĂ© de toucher dâautres publics que ma cible initiale, notamment les Ă©tudiants, mais aussi les petites PME, et toute personne qui a envie de rĂ©flĂ©chir avec nous sur ces sujets.
đž Ă noter : le prix va augmenter trĂšs prochainement.
- Si vous ĂȘtes abonnĂ© au tarif de 99 âŹ, en tant que membre cofondateur, votre abonnement restera au mĂȘme prix.
Tous nos membres payants sont désormais membres du Club des Résilients.
Un endroit oĂč en plus de ma veille quotidienne, de l'accĂšs aux articles et aux archives, nous allons communiquer nos best practices, et Ă©changer sur la maniĂšre dont on doit protĂ©ger ses clouds personnels, utiliser l'IA pour organiser mieux et plus rapidement sa transition (par exemple les fichiers de backups des rĂ©seaux sociaux).
âčïž En tant quâabonnĂ© payant, vous avez dĂ©jĂ accĂšs :
- Ă lâensemble des archives du site,
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L'IA de niveau 3 est enfin lĂ (la mini superintelligence)
Comme beaucoup de gens, j'ai lu ce texte ultra viral de Matt Shumer, "Something Big Is Happening". Il y décrit la démocratisation de l'IA de niveau 2 et l'arrivée de l'IA de niveau 3.

Ce texte s'appuie sur une idée devenue populaire : la "time horizon" (METR) des modÚles progresse tellement vite qu'on parle d'un doublement en quelques mois.

Si vous avez lu mes précédentes newsletters, vous connaissez les trois niveaux.
- Le niveau 1, c'est des tùches immédiates, quelques minutes à une trentaine de minutes max.
- Le niveau 2, qui nécessite une structuration, ce sont des tùches de plusieurs heures ou qui demandent une attention soutenue. Claude est devenu le leader sur le niveau 2, et a étendu ce savoir-faire au code et au knowledge work avec Cowork.
- Le niveau 3, c'est ce qu'on appelle dĂ©sormais aux Ătats-Unis le continuous autonomous work. Du knowledge work automatisĂ©. Plusieurs tĂąches Ă la suite et en parallĂšle, faites sans votre intervention. Vous donnez juste l'outcome. La fameuse IA agentique.
Dans la version la plus optimiste, on entre dans l'idée imaginée dans Westworld le film : l'IA écrit une part croissante du logiciel qui sert ensuite à améliorer l'IA.
Dario Amodei place ce basculement Ă un horizon court (1â2 ans) dans son dernier essai "The Adolescence of Technology".

Claude 4.6 met les agents au cĆur de l'interface.

Il est important de comprendre ce qui sépare l'agentique de l'IA classique.
En gros :
- L'IA classique : vous demandez quelque chose, le rĂ©sultat est immĂ©diat, mĂȘme s'il faut plusieurs minutes pour le recevoir.
- L'IA agentique : une coordination de tùches. Je vais d'abord faire ça, puis faire ça, et enfin faire ça. Plusieurs agents se répartissent le travail.
Avant, je dézippais mes fichiers de code, j'analysais celui qui allait bien et je l'éditais sur mon Mac.
DĂ©sormais, j'upload le zip, je dis ce que je veux et je reçois le zip modifiĂ© sans avoir rien Ă faire. C'est cette suite de sĂ©quences oĂč la constance, la rĂ©gularitĂ© et l'absence d'erreur sont dĂ©terminantes. C'est souvent le problĂšme des agents : avoir confiance. Car ensuite, on dĂ©couvre un nouveau monde.
Le secret, c'est la coordination entre la crĂ©ativitĂ© de l'IA non dĂ©terministe et une boĂźte Ă outils fiable et maintenue pour lire, zipper, Ă©diter (et bien plus encore Ă©videmment). Cette boĂźte Ă outils est elle-mĂȘme connectĂ©e Ă l'Ă©cosystĂšme d'agents.

Sur OpenAI, oĂč l'IA est dĂ©sormais capricieuse, c'est plus difficile de lĂącher prise. Sur Claude, on retrouve la patte de Mike Krieger qui a su construire une relation intime basĂ©e sur l'absence de stress.
Ce qui nous intĂ©resse ici, ce n'est pas "l'Ă©motion", mais la baisse de friction : le moment oĂč l'on commence Ă dĂ©lĂ©guer sans surveillance permanente, parce que l'enchaĂźnement des tĂąches devient fiable.
OpenAI vs Claude : deux philosophies pour la bourse
Pour se préparer à la bourse, OpenAI et Claude ont choisi deux approches radicalement différentes pour créer de l'addiction.
L'une mise sur l'émotion (tomber amoureux de son chatbot).
L'autre sur la productivité (le meilleur co-brainstormer du monde).
Ce choix a un impact direct sur mon outil de travail, et probablement sur le vĂŽtre. Je vous explique đ
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