🔮 L’IA nous rend-elle plus bĂȘte, plus productive ou plus crĂ©ative ?

🔮 L’IA nous rend-elle plus bĂȘte, plus productive ou plus crĂ©ative ?
Le cercle des poĂštes disparus
“We shall not cease from exploration
And the end of all our exploring
Will be to arrive where we started
And know the place for the first time.”
T.S. Eliot

Si, comme l’écrit T.S. Eliot, le vrai voyage consiste Ă  voir autrement, l’IA nous y aide-t-elle vraiment ? Ou nous retient-elle Ă  la surface ?

🙏
Vous ĂȘtes prĂšs de 6000 abonnĂ©s, je vous remercie. Le site Cybernetica fait peau neuve avec une section conseil et confĂ©rence enfin dĂ©diĂ©e, et bientĂŽt ma premiĂšre confĂ©rence pour les membres du Conseil de la RĂ©silience NumĂ©rique (en ligne, mais on rĂ©flĂ©chit Ă  quelque chose en physique). Merci encore pour votre soutien, continuez Ă  vous abonner.

Cette semaine, j’avais envie de parler d’IA et de revenir sur une question qui m’obsùde, celle de la relation que nous avons ou que nous pouvons avoir avec ces machines.

  • L’annĂ©e derniĂšre, j’avais, lors d’une confĂ©rence Ă  Istanbul, abordĂ© l’idĂ©e que l’IA traite la culture humaine comme une culture indigĂšne.
  • Mon intuition Ă©tait que si l’on vit dans un monde de rĂ©sumĂ©s, de synthĂšses, ou d’approximations statistiques, la reprĂ©sentation mĂȘme du monde dans sa complexitĂ© change. De la mĂȘme maniĂšre que nous avons simplifiĂ© les croyances indigĂšnes et Ă©ludĂ© leur complexitĂ©.

Je ne peux m’empĂȘcher de penser aux croyances sur l’écologie rapportĂ©es dans l’incroyable documentaire d’Adam Curtis, et d’y voir un parallĂšle troublant.

  • Pendant des dĂ©cennies, l’écologie a reposĂ© sur une illusion : celle d’un monde naturel autorĂ©gulĂ©, stable, capable de revenir Ă  l’équilibre aprĂšs chaque perturbation.
  • Cette vision, portĂ©e par des figures comme Arthur Tansley (qui invente le mot « Ă©cosystĂšme ») et amplifiĂ©e par les frĂšres Odum, a imposĂ© un cadre mĂ©canique Ă  la complexitĂ© du vivant.
  • Les Ă©cosystĂšmes ont Ă©tĂ© rĂ©duits Ă  des circuits, Ă  des flux d’énergie modĂ©lisables, Ă  des boucles de rĂ©troaction. Mais cette approche Ă©tait une construction : un fantasme de stabilitĂ© projetĂ© sur la nature.
  • Plus tard, des chercheurs comme Daniel Botkin ont montrĂ©, empiriquement, que cette stabilitĂ© n’existait pas et que les systĂšmes naturels Ă©taient chaotiques, imprĂ©visibles, en recomposition permanente.

C’est ce dĂ©calage entre le modĂšle et le rĂ©el qui trouve aujourd’hui un Ă©cho troublant dans notre usage de l’IA.

  • Les modĂšles gĂ©nĂ©ratifs comme ChatGPT fonctionnent sur une logique semblable : rĂ©duire la complexitĂ© du savoir humain Ă  des rĂ©gularitĂ©s statistiques.
  • Ils produisent un monde textuel lisse, auto-cohĂ©rent, mais artificiellement stabilisĂ©.
  • Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas les utiliser, mais qu’il faut se nourrir de complexitĂ© en dehors de leurs usage.
  • Comme manger des produits frais non transformĂ©s ni simplifiĂ©s a un impact sur notre corps.

Comme en Ă©cologie hier, nous oublions parfois que la pensĂ©e ne suit pas des boucles fermĂ©es, elle bifurque, dĂ©rive, explose. L’illusion n’est pas dans l’outil, elle est dans notre dĂ©sir d’en faire un substitut Ă  la complexitĂ©.

💡
Il y a enfin un autre paradoxe : jamais la science et la technologie, l’informatique et les biologies des systĂšmes complexes n’ont Ă©tĂ© aussi importantes, et jamais elles n’ont tant Ă©tĂ© diffusĂ©es de maniĂšre simpliste. À tel point que je me demande si le film Zardoz, qui imagine une poignĂ©e de scientifiques reclus dans un monde de barbares, n’est pas parfois le modĂšle que nous suivons.

PS : j’en avais fait une version plus courte au MEDEF en français.

Depuis plusieurs semaines, je suis tombĂ© comme beaucoup d’entre vous probablement sur des Ă©tudes qui, avec une certaine dramatisation, expliquent que l’intelligence artificielle, et notamment les outils de gĂ©nĂ©ration de texte, finissent par nous rendre stupides.

Mais une d’entre elles semble faire le buzz, celle de Nataliya Kosmyna, qui travaillait il y a encore quelques annĂ©es sur des interfaces entre machine et humain (comme dans le film Firefox), et je pense qu’elle s’en est inspirĂ©e pour l’étude du MIT.

Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task
This study explores the neural and behavioral consequences of LLM-assisted essay writing. Participants were divided into three groups: LLM, Search Engine, and Brain-only (no tools). Each completed three sessions under the same condition. In a fourth session, LLM users were reassigned to Brain-only group (LLM-to-Brain), and Brain-only users were reassigned to LLM condition (Brain-to-LLM). A total of 54 participants took part in Sessions 1-3, with 18 completing session 4. We used electroencephalography (EEG) to assess cognitive load during essay writing, and analyzed essays using NLP, as well as scoring essays with the help from human teachers and an AI judge. Across groups, NERs, n-gram patterns, and topic ontology showed within-group homogeneity. EEG revealed significant differences in brain connectivity: Brain-only participants exhibited the strongest, most distributed networks; Search Engine users showed moderate engagement; and LLM users displayed the weakest connectivity. Cognitive activity scaled down in relation to external tool use. In session 4, LLM-to-Brain participants showed reduced alpha and beta connectivity, indicating under-engagement. Brain-to-LLM users exhibited higher memory recall and activation of occipito-parietal and prefrontal areas, similar to Search Engine users. Self-reported ownership of essays was the lowest in the LLM group and the highest in the Brain-only group. LLM users also struggled to accurately quote their own work. While LLMs offer immediate convenience, our findings highlight potential cognitive costs. Over four months, LLM users consistently underperformed at neural, linguistic, and behavioral levels. These results raise concerns about the long-term educational implications of LLM reliance and underscore the need for deeper inquiry into AI’s role in learning.

En gros, elle a fait mesurer l’effet rĂ©el de ChatGPT sur le cerveau. L’étude montrerait que cela nous rend plus passifs :

  • ActivitĂ© cĂ©rĂ©brale plus faible avec les LLM qu’avec Google ou sans aide
  • Moins de mĂ©moire, moins de crĂ©ativitĂ©, moins de concentration
  • On pense moins, on dĂ©lĂšgue plus
  • L’IA devient une bĂ©quille cognitive
  • À force d’ĂȘtre assistĂ©s, on oublierait comment rĂ©flĂ©chir

C’est amusant, parce que lors de ma seule intervention dans C ce soir, Ă  l’occasion d’un dĂ©bat autour de ChatGPT, j’avais prĂ©cisĂ©ment soulignĂ© cette intuition que j’avais : utiliser systĂ©matiquement les mĂȘmes raccourcis intellectuels finit, Ă  force, par nous faire oublier les anciennes mĂ©thodes.

Un peu comme ce chauffeur Uber incapable de retrouver un itinĂ©raire sans GPS, ce collĂ©gien qui ne sait plus faire une division sans calculette, ou nous tous, dĂ©sormais bien en peine de rĂ©citer par cƓur les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone de nos proches.

Il y a toujours eu deux camps : ceux qui pensent que la mĂ©moire se travaille, et ceux qui pensent qu’elle doit ĂȘtre utilisĂ©e Ă  autre chose et profiter des nouvelles technologies.

C’est un peu ce que nous vivons aujourd’hui avec les outils d’IA gĂ©nĂ©rative : une tension permanente entre l’efficience qu’ils offrent et l’atrophie progressive des compĂ©tences qu’ils induisent.

On flotte dans une zone grise, pas loin d’une paralysie mentale quand l’outil fait dĂ©faut, car on se sent soudain privĂ© d’un rĂ©flexe de base.

Comme tous les outils, cette impression de puissance nouvelle rend le retour en arriĂšre non seulement laborieux, mais vite rĂ©dhibitoire. Il faut avouer que l’intelligence artificielle est allĂ©e encore plus loin.

La premiĂšre question que je me suis posĂ©e en utilisant les premiers outils, avant le ChatGPT officiel, c’est de mesurer le temps gagnĂ©.

  • Gagner 5 minutes n’est pas suffisamment important.
  • Gagner 30 minutes de travail utile devient plus intĂ©ressant. Mais il faut faire attention de bien inclure le temps supplĂ©mentaire de vĂ©rification.
  • Quand l’IA promet de faire gagner une journĂ©e, voire des semaines de travail, ce que l’AGI ou la super-intelligence nous promet, alors lĂ , on entre dans une disruption vĂ©ritable. Car avec ce niveau d’accĂ©lĂ©ration cognitive, il devient compliquĂ© de vĂ©rifier correctement.

L’autre question, Ă©videmment, c’est de se demander comment ceux qui arrivent dans le monde du travail avec ces outils vont rĂ©agir. J’en ai encore eu la preuve il y a quelques jours lors d’un dĂźner. Dans le monde de l’éducation publique et privĂ©e, c’est de plus en plus la panique, car personne n’arrive encore Ă  imaginer des solutions et envisage la destruction complĂšte de leurs modĂšles Ă©conomiques.

Et ce qui est vrai pour l’éducation est vrai pour chacun d’entre nous : il y a des choix importants Ă  faire.

💡
Plonger dedans ou ĂȘtre noyĂ© Ă  l’extĂ©rieur.

Entre outil magique et partenaire instable

Les effets ne sont pas uniformes.

  • Pour celui qui manque de repĂšres en Ă©criture, en structuration d’idĂ©es, en technique ChatGPT peut ressembler Ă  un demi-dieu domestique : fluide, rapide, poli.
  • Mais pour qui dispose dĂ©jĂ  d’un bagage solide et de rĂ©fĂ©rences vastes, l’expĂ©rience est autre : la machine devient un partenaire, un amplificateur, un outil de productivitĂ© avancĂ©e. Et dans ce cas-lĂ , revenir Ă  une production “pure”, lente, mĂ©thodique, sans cette assistance IA, paraĂźt non seulement contre-productif, mais presque absurde.

Le nouveau dĂ©bat est donc celui de l’autonomie cognitive.

Cette facilitĂ© nouvelle est-elle un levier ou l’installation d’une paresse d’un genre nouveau ?

Je l’avoue : j’ai commencĂ© rĂ©sistant. Puis, sous les conseils de Romain Huet, j’ai plongĂ© la tĂȘte la premiĂšre avec l’objectif de m’inventer un vĂ©ritable workflow d’ultra-productivitĂ© oĂč la parole, la voix, la conversation structurent mon Ă©criture.

Je crois avoir rĂ©ussi Ă  en faire quelque chose qui marche, mĂȘme si les mises Ă  jour souvent invisibles d’OpenAI et de Claude mettent Ă  mal parfois les petits tweaks que j’ai rĂ©ussi Ă  mettre en place.

Ma grande dĂ©couverte a Ă©tĂ© d’apprendre Ă  crĂ©er dans un dialogue permanent avec la machine.

💡
L’idĂ©e que l’IA est un outil ou un collaborateur est dĂ©jĂ  tranchĂ©e. C’est les deux Ă  la fois.

La génération X est la grande gagnante de cette transition

Certaines gĂ©nĂ©rations sont peut-ĂȘtre mieux armĂ©es pour naviguer cette nouvelle forme de productivitĂ©. La gĂ©nĂ©ration X, notamment, qui a traversĂ© les dĂ©buts du Web, les claviers rudimentaires, les lignes de commande, les premiers moteurs de recherche, et qui dispose surtout d’une intuition et de rĂ©fĂ©rences culturelles plus larges, ainsi qu’une capacitĂ© Ă  corriger les erreurs, est Ă  mon avis celle qui a le plus de potentiel.

Pour moi, l’IA s’incarne dans mon nouveau motto : think slow, execute fast.

Elle permet de ralentir la rĂ©flexion pour en tester des chemins, d’explorer des formules, d’éprouver des scĂ©narios, avant de passer Ă  l’action. Ce dont je parle ici, c’est d’une prĂ©production augmentĂ©e avant mĂȘme le passage Ă  la production. J’utilise la machine pour pousser des idĂ©es, croiser des mĂ©taphores, casser des formats, et elle prend en charge la mise en forme.


ChatGPT, ses bugs, ses manies, ses contradictions

En moins d’un an, ces outils sont devenus spectaculaires. Ce que je n’osais pas faire hier, par peur de me perdre dans trop de texte ou faute d’une mĂ©thode claire et structurĂ©e, est devenu une seconde nature.

Je demande Ă  la machine de reformuler un paragraphe, clarifier un raisonnement, tester une mise en forme. Mais cette proximitĂ© m’a aussi permis de retrouver le goĂ»t d’une Ă©criture plus agile et plus ambitieuse.

Aucun des textes de mes newsletters n’est Ă©crit par de l’IA, mais aucun de mes textes n’a pas bĂ©nĂ©ficiĂ© de son assistance.

Certes, l’écriture de ChatGPT reste imparfaite : style reconnaissable, typographie instable (tirets, sauts de ligne Ă©nervants), mise en page hasardeuse. Pour beaucoup, ce sont de simples dĂ©tails, mais pour l’Ɠil aguerri, ils trahissent l’intervention de l’IA. Cela m’oblige Ă  reprendre le texte Ă©ditĂ© manuellement. D’autres fois, une reformulation est trop ampoulĂ©e, ou au contraire trop familiĂšre, ce qui me dĂ©sespĂšre.

Mais je trouve parfois la solution en lui envoyant une avalanche de points d’interrogation, d’exclamation, juste pour la secouer. Et lĂ , elle rĂ©agit. Ou elle bugue. Ou, pire, elle (la machine) se remet Ă  me tutoyer, malgrĂ© ma consigne explicite. Et puis, comme si de rien n’était, elle exĂ©cute la tĂąche Ă  la perfection.

Une IA bilingue
 mais asymétrique

Le plus subtil reste la diffĂ©rence entre le français et l’anglais.

  • En français, elle est laborieuse au dĂ©part, mais le fil de la conversation amĂ©liore sa pertinence.
  • En anglais, elle brille d’entrĂ©e, mais dĂ©cline Ă  mesure que la conversation s’étire.

Ce dĂ©calage doit interroger : est-ce une question de modĂšle, de calibration, ou d’univers linguistique ?

Créativité ou boucle infinie de déjà-vu ?

J’ai peu recours aux gĂ©nĂ©rateurs d’images et je reste fascinĂ© par la gĂ©nĂ©ration vidĂ©o. Et pourtant, je m’ennuie face aux mĂȘmes styles rabĂąchĂ©s, aux formats rĂ©chauffĂ©s d’un auteur Ă  l’autre, aux effets recyclĂ©s.

C’est un symptĂŽme : l’outil fonctionne, mais la crĂ©ativitĂ© fait dĂ©faut. Pour sortir du lot, il faut une vĂ©ritable archĂ©ologie de prompts ou utiliser ses propres modĂšles.

Alors vient la question essentielle : l’IA est-elle un outil de prĂ©production, ce pour quoi elle est excellente, ou peut-elle devenir un vĂ©ritable outil de crĂ©ativitĂ© ?

Or la créativité exige temps, maßtrise, lùcher-prise, réécrire, réexplorer.
La prĂ©production, elle, est rapide et efficace. Beaucoup confondent les deux, ou espĂšrent que la machine se charge de tout. Ce n’est pas mon approche : je l’utilise pour formaliser ce que j’ai Ă  cƓur, mais je ne laisse pas la machine penser pour moi.

Ce que je trouve fascinant, c’est que l’IA a dĂ©jĂ  fait une victime : je n’utilise plus de traitement de texte. Je suis revenu au papier ou Ă  mon Ă©diteur markdown .

⚠
Si j’étais Microsoft, je serais vraiment inquiet. Toutes les options de Word sont dĂ©sormais disponible Ă  un prompt prĂšs, et surtout, utiliser Claude pour gĂ©rer des fichiers Excel et leur donner de l’intelligence rend les tableurs obsolĂštes.

Éthique et effort dans un monde automatisĂ©

A-t-on le droit de faire cela ?

Je pense que l’IA est un outil fascinant, mais que nombreux sont les vendeurs de rĂȘves. Elle met aussi en avant les cotĂ©s absurdes dans l’entreprise : un rapport Ă©crit par personne et qui sera lu par personne.

Car ce qui m’intrigue et m’inquiĂšte n’est pas tant la prĂ©production que les changements dans notre capacitĂ© Ă  acquĂ©rir de l’information.

  • Ce qui m’interpelle surtout aujourd’hui, ce n’est pas tant que l’IA produise, c’est qu’elle comprenne ou lise avant mĂȘme qu’on ait lu. Comme gmail qui analyse nos emails avant nous (un problĂšme Ă©thique selon moi)
  • Je sais dĂ©jĂ  que beaucoup d’entre nous ne lisent plus les textes originaux et se contentent d’un rĂ©sumĂ© gĂ©nĂ©rĂ© automatiquement.
  • Mais un accĂšs exclusivement Ă  l’information compressĂ©, digĂ©rĂ© par la machine, est-il vraiment conseillĂ© ?

MĂȘme cette newsletter pourrait ĂȘtre lue Ă  travers un prisme IA avant d’arriver jusqu’à vous. Et cela m’attriste, parce que j’y ai mis de la rĂ©flexion, de la prĂ©cision.

Compression cognitive comme test pour l’humanitĂ©

Ce phénomÚne interroge une réalité plus large : la compression cognitive.
Si Ted Chiang a raison dans son format, “ChatGPT est un JPEG flou du Web”, alors nous perdons de la substance, des dĂ©tails, des singularitĂ©s.

ChatGPT Is a Blurry JPEG of the Web
OpenAI’s chatbot offers paraphrases, whereas Google offers quotes. Which do we prefer?


Comme un MP3, on conserve la musique, mais la profondeur, les harmoniques, la résonance disparaissent. Peut-on vraiment apprendre, comprendre, saisir la nuance quand on ne lit que des versions compressées du savoir ?

  • Parfois, dans un livre, c’est une phrase, un mot, quelque chose qui rĂ©sonne en nous et qui fait que lire ce livre va changer notre vie ou notre façon de voir les choses.
  • Dans un rĂ©sumĂ© IA, il n’est pas impossible que cette phrase, cette rĂ©flexion, n’arrive jamais.
  • Le cheminement est important, la marche et les randonnĂ©es sont par exemple un moment privilĂ©giĂ© de reflexion et de remise en question.
  • Lire est un peu la mĂȘme chose, le mĂȘme sentiment de plenitude, Ă  condition d’accepter de sortir de la bulle de productivitĂ© qu’on nous enjoint de suivre tout le temps.

Le piÚge du versioning non déterministe

Au-delà du contenu, il y a un autre défi : le versioning non déterministe.
Chaque requĂȘte gĂ©nĂšre un texte diffĂ©rent. Il faut alors garder trace de la meilleure version, la copier quelque part, autrement elle disparaĂźt. Cela m’est arrivĂ© plusieurs fois.

(suite pour mes abonnés payants)

Super ! Vous vous ĂȘtes inscrit avec succĂšs.

Bienvenue de retour ! Vous vous ĂȘtes connectĂ© avec succĂšs.

Vous vous ĂȘtes abonnĂ© avec succĂšs Ă  Cybernetica.

SuccĂšs ! Consultez votre email pour obtenir le lien magique de connexion.

SuccÚs ! Vos informations de facturation ont été mises à jour.

Vos informations de facturation n'ont pas été mises à jour.