🔴 Ma tasse de thé

Patrick Stewart n'est plus, mais le capitaine Jean-Luc Picard restera à jamais dans nos cœurs. Retour sur l'un des meilleurs épisodes de la série.

Illustration gravée d'une bouteille de Château Picard et d'une tasse de thé fumante sur une table en bois
Château Picard, 1940-2026. Earl Grey, hot.

Patrick Stewart n'est plus parmi nous. Il est parti il y a quelques jours, discrètement, comme à son habitude. Il a toujours fait partie de notre vie. Comme le disait un ami, quelqu'un d'aussi grand sur scène, avec une présence aussi forte à l'écran, n'avait pas besoin de faire parler de lui entre deux films.

Il avait accepté de revenir pour trois saisons de Star Trek: Picard. Les deux premières saisons, malheureusement, n'avaient pas forcément grand-chose à voir avec lui, et la troisième a servi de revival à Star Trek: The Next Generation. Un peu trop de fan service, qui n'a jamais vraiment retrouvé la façon d'être et l'incroyable complexité de son personnage.

William Shatner, que j'ai eu la chance de rencontrer deux fois, a dit de lui :

« Sir Patrick Stewart was a friend, a colleague, and a magnificent actor. From the stage to the bridge of the Enterprise, he brought intelligence, grace, and a deep sense of humanity to everything he did. Captain Picard stood for the best of us, and so did the man who played him. »
William Shatner

Et ses camarades de The Next Generation :

« There's no one on this planet that I have acted with or directed more often than my late great friend Patrick Stewart. He will be with me forever. »
Jonathan Frakes, le commandant Riker
« He was family. There is no other context in which to hold him that makes sense. I am lucky to have known and loved so many of the facets of a soul so rich in talent and generous of heart. »
LeVar Burton, Geordi La Forge
« He's gone. My friend. My Captain. »
Marina Sirtis, Deanna Troi
« Godspeed, Captain. »
Wil Wheaton, Wesley Crusher

Il était presque écrit qu'un acteur de théâtre aussi talentueux que lui se devait d'être reconnu, à la fin de sa carrière, comme le héros d'une série de science-fiction, n'est-ce pas ?

À la fin de cette newsletter, pour nos membres, nous revisitons l'incroyable filmographie de Patrick Stewart à travers les sujets qui nous intéressent : les films d'espionnage, connus et moins connus, les films de science-fiction ou d'horreur.

Même si l'on pense aux X-Men ou à Dune, à tous ces films où différentes générations l'ont connu, pour moi, il reste avant tout le capitaine Jean-Luc Picard de Star Trek: The Next Generation. L'un des rôles les plus influents pour toute personne qui aime à la fois la science-fiction, la diplomatie, l'intelligence et l'intégrité.

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Hasard du calendrier, il y a quelques jours, pendant Art Basel, j'étais invité à un salon sur l'IA et l'art, avec des chercheurs d'Anthropic et de Google, mais aussi des réalisateurs, des musiciens et des artistes parmi les plus intéressants du moment. Cette longue discussion sur ce que la technologie, l'IA, nous fait, et sur la manière dont elle nous transforme, m'a amené, dans la session où j'intervenais, à rappeler que certains d'entre nous ont eu la chance de voir dès les années 80 Star Trek: The Next Generation, et d'appréhender très tôt une relation avec l'intelligence artificielle assez proche de celle que nous vivons aujourd'hui avec les modèles de langage.

Quand j'étais plus jeune, la SF était totalement déconsidérée, vue comme une sous-culture, alors qu'en fait, c'était le mode d'emploi de notre présent. Et d'une certaine manière, The Next Generation nous a non seulement plongés dans un monde proche de celui que nous vivons aujourd'hui, mais nous a aussi donné de l'avance pour réfléchir aux grands problèmes d'éthique.

Comme je tente de le répéter à chacune de mes interventions : si vous travaillez dans l'IA et que vous n'avez pas vu The Next Generation, alors vous êtes un touriste. Parce que tout était déjà là, et bien mieux expliqué que ce qu'on peut lire aujourd'hui.

Un épisode me revient immédiatement. Il a énormément nourri ma réflexion sur l'IA, dès l'époque.

Aujourd'hui, on parle de plus en plus d'AI véganisme, ces gens qui refusent d'utiliser l'IA dans leur discipline, qu'elle soit scientifique ou artistique. Et d'AI welfare, défendu par ceux qui pensent que l'IA doit être traitée comme une nouvelle forme de vie, et respectée à ce titre. C'est pour ça que cette newsletter s'attarde sur cet épisode, qui redéfinit la question de l'humanité face à l'intelligence artificielle.

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